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Réflexions de voyage

Le voyage comme choix de vie

« T’as de la chance de voyager autant ».

« J’aimerais tellement voyager tout le temps comme toi ».

« T’as raison de profiter que tu sois jeune / célibataire / sans enfant / sans crédit/… pour voyager, tu verras, plus tard, tu pourras plus voyager autant. »

J’ai entendu ces phrases (entre autre) un nombre incalculable de fois. Je ne vous cache pas qu’elles m’irritent à chaque fois que je les entends. Car oui, le voyage est ma passion. Et comme toute personne avec une passion, je mets toute mon énergie pour la vivre à fond. Certains sont passionnés d’équitation et font du cheval tous les jours. D’autres à la randonnée et partiront marcher dès que possible. Et moi, je voyage dès que je peux, 2 jours, 1 semaine, 1 mois, en France, en Europe ou ailleurs, peu importe! Et non, je ne suis pas plus chanceuse que les autres. J’ai uniquement fait un choix de vie.

J’économise chaque centime: restaurant, shopping, manucure, coiffeur, etc, je les évite au maximum.  Je choisis de dépenser mon argent pour voyager plutôt que d’acheter une voiture ou un appartement. Mes potes sont en train de devenir propriétaires, d’acheter une nouvelle voiture, se marier ou devenir parents (et bim, le coup de vieux!). Et moi, pendant ce temps, je refais mon sac pour partir voyager.

Vivre comme ça me rends heureuse et j’espère continuer aussi longtemps que possible. Cependant, il ne faut pas oublier les contraintes liées au voyage. Je n’ai pas de chez moi, comme je n’économise pas pour acheter d’appartement. Je suis souvent absente (« t’es jamais là quand on organise une soirée/anniversaire/pour boire un verre/... »). Je ne vois pas souvent mes proches (« Ça fait longtemps qu’on a pas passé une journée ensemble!« ). Ils s’inquiètent beaucoup pour moi ( « Quand est-ce que tu vas enfin t’installer? Et après tes voyages tu vas faire quoi? Tu vas pas voyager toute ta vie! Et ta retraite, t’y as pensé?! » ).

Mais j’ai choisi de voyager et j’assume mon choix et les contraintes que ça comporte.

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« Choisir, c’est renoncer. »

Il est certain qu’à chaque choix que l’on fait, on renonce à quelque chose. J’ai renoncé à devenir propriétaire, être bénévole dans une association sportive ou caritative, etc. Quel que soit le choix qu’on fait, il est important qu’il soit réfléchi et nous rend heureux. Il est plus facile de renoncer à quelque chose, si on sait qu’on a fait le bon choix. Par exemple, j’aimerais reprendre le sport en association, comme la boxe. Mais comme je suis toujours en vadrouille, c’est impossible d’être présente à toutes les séances. Alors, pour le moment je ne fais plus de boxe. Aujourd’hui, je préfère voyager autant que possible, plutôt qu’être assidue aux séances de boxe.

Depuis toujours, on nous répète que le but ultime de notre vie c’est: avoir un CDI, se marier (lol), avoir des enfants (re-lol), acheter une maison (lol encore). Le tout en étant, bien sûr, parfaitement épanoui et heureux. Personnellement, lorsque je suis rentrée dans le monde du travail, j’ai très vite déchanté. J’ai compris qu’il m’était impossible d’attendre la Sacro-sainte Retraite pour vivre comme je le voulais et rêvais.

Ne pensez pas que faire ce choix est facile. Il remet en question ce qu’on m’a répété toute ma vie et semble incompréhensible pour certaines personnes. Parfois, je ne vous cache pas que j’ai l’impression d’être bizarre, différente des autres. Après tout, pourquoi je ne pourrais pas être heureuse comme le reste du monde, avec un boulot, un mari, des enfants et une maison? Peut-être il faut que je trouve un autre boulot,  « l’homme de ma vie », et ça ira mieux? Non. Je sens bien que tout ça ne me correspond pas. Si je ne voyage plus, j’ai l’impression d’être en apnée. Je n’arrive à respirer que lorsque je voyage, quand je découvre une ville, un pays, sa culture, son histoire, ses habitants!

 

La bonne nouvelle c’est que vous pouvez aussi faire ce choix! Le plus dur est de faire le premier pas: faire ce choix et l’assumer. Ensuite, il s’agit de s’organiser selon vos obligations (travail, budget, famille, etc.). Pour celles et ceux que cela peut inquiéter, souvenez vous que vos choix ne sont pas irréversibles. Si vous décidez de faire un tour du monde de 12 mois, mais qu’au bout de 5 vous souhaitez rentrer, eh bien rentrez!

« Tes rêves te demandent de risques, de délaisser le confort, d’exister dans le monde, d’être différent(e), de déranger et de croire en toi. »

Fondatrice de L'Aller Simple, je me suis découverte une passion pour les voyages l'un d'un semestre Erasmus. Depuis, toutes les occasions sont bonnes pour découvrir le monde!

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